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Mandelieu : Bessem, la Méditerranée en haute définition

  • il y a 26 minutes
  • 2 min de lecture
Bessem ben Abdallah
Bessem ben Abdallah

Enfin honoré en 2025 d’une étoile amplement méritée au Guide Michelin, Bessem Ben Abdallah défend depuis 2017, dans son restaurant éponyme, une gastronomie d’une finesse remarquable. Un retour presque naturel sur la Côte d’Azur, là où il avait obtenu son BTS cuisine-pâtisserie avant de faire ses premières armes à l’Hôtel Métropole de Monaco.


La suite de son parcours l’emmène auprès de Pierre Gagnaire, dont il devient le chef exécutif aux Airelles à Courchevel, puis hors saison rue Balzac à Paris. En 2011, il prend la tête des cuisines du Lana, toujours à Courchevel, qu’il dirigera pendant cinq années. Là, son geste se précise, son style s’affirme. Puis vient Athènes, où il orchestre un temps les cuisines du Spondi, doublement étoilé : une parenthèse solaire qui nourrit encore aujourd’hui sa sensibilité culinaire.



On aime l’atmosphère apaisante de l’élégant décor soigné de son établissement ; l’ambiance y est intimiste jusqu’à la terrasse arborée, animée par une fontaine rafraîchissante à l’ombre des platanes. La salle, managée par Sébastien Druaux — longtemps maître d’hôtel à la Bastide Saint-Antoine de Jacques Chibois — assisté efficacement par Marion Zunino, passée par La Place de Mougins et L’Amandier, est en adéquation parfaite avec la précision de la cuisine. Au service de la sommellerie, on retrouve Vincent Vidal, croisé à La Réserve de Beaulieu et à La Chèvre d’Or à Èze.


Sébastien Druaux, Marion Zunino et Vincent Vidal
Sébastien Druaux, Marion Zunino et Vincent Vidal

Après une dégustation de sa propre sélection parcellaire d’huile d’olive tunisienne, le déjeuner s’ouvre sur une royale de topinambour à la truffe, relevée d’un jus de viande, d’une émulsion au parmesan et d’une fine poudre de cacao. Suit un œuf parfait, cuit à basse température, posé sur une tombée d’épinards et accompagné d’une émulsion de pomme de terre Agatha. Les dernières truffes melanosporum de la saison, un coulis de persil fumé, quelques croûtons et un champignon déshydraté viennent en souligner la profondeur.


Le plat principal, tourné vers la pêche du jour, assemble saint‑pierre, pagre et loup. Les poissons sont escortés de petits légumes — carotte, fenouil, tomate, haricots verts — d’un condiment épinard‑parmesan‑girofle et d’une purée d’artichaut. Le tout est nappé d’un bouillon au yuzu légèrement safrané, ponctué de pousses de livèche, de sagette et d’une fleur de Chuchi.


En prédessert, place à la fraîcheur : granité au champagne rosé, opaline de sucre, réduction framboise et citron. Le dessert poursuit cette ligne vive avec une tarte au citron meringuée sur pain de Gênes, accompagnée d’un sablé breton à la vanille, de chips de meringue au basilic citronné et d’un sorbet thym‑citron.



Chez Bessem, rien n’est laissé au hasard : chaque geste, chaque saveur, chaque détail raconte la même exigence tranquille. Une cuisine de précision, portée par une équipe soudée, qui offre à Mandelieu l’une de ses plus belles expressions gastronomiques.


Bessen, son commis Théo Basin-Taquett et son chef pâtissier Vincent Riou.
Bessen, son commis Théo Basin-Taquett et son chef pâtissier Vincent Riou.

Bessem

183 avenue République

06210 Mandelieu-la-Napoule

Tél. 04 93 49 71 23

Menus : 115 € (déj.), 165 € (dégustation en 7 services)

Horaires : 12h30-13h30, 19h30-21h30

Fermeture hebdo. : Lundi, mardi

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