Cannes : Scalini au JW Marriott, l'art de ne pas réinventer l'Italie

Au sein du JW Marriott Cannes, cet hôtel cinq étoiles qui veille sur la Croisette, le restaurant Scalini a choisi d'apporter un peu de Londres et beaucoup d'Italie au sud de la France. Né en 1988 sur Walton Street, à Londres, avant de s'installer à Doha, Dubaï, Istanbul, Bahreïn puis en Égypte, l'enseigne s'est bâtie une clientèle fidèle et parfois célèbre, séduite par une ambiance qui tient autant du charisme que de l'authenticité. Cannes en devient une étape naturelle, presque attendue, pour une maison qui semble n'avoir jamais cessé de chercher la Méditerranée.

Keaven Y. Debourge, Chef exécutif du JW Marriott Cannes depuis janvier 2024 (il veille aussi sur celles du Palais Stéphanie Beach, dont on reparlera bientôt), supervise les cuisines de Scalini Cannes. Son parcours s'est forgé dans les maisons les plus exigeantes de la Côte d'Azur. Aux côtés de Stéphane Raimbault, chef doublement étoilé de L'Oasis à La Napoule, il s'est imprégné d'une cuisine d'une précision presque chirurgicale, où les saveurs méditerranéennes et asiatiques se répondent sans jamais se heurter. Puis vint La Palme d'Or, table mythique de l'Hôtel Martinez, où il a affiné son art d'abord sous le regard du légendaire Christian Willer, fondateur de l'identité du lieu, puis sous celui de Christian Sinicropi. De cette double école, il a retenu la rigueur des palaces et le respect du produit azuréen, deux exigences qui ne s'opposent jamais vraiment.

L'assiette, elle, ne cherche pas à surprendre mais à convaincre par l'évidence. La cuisine ouverte laisse deviner ses secrets avant même qu'on les découvre à table. Parmi les entrées, la burrata pugliese, (250 g), de roquette et de tomates cerises, côtoie l'avocado Scalini, où l'avocat retrouve artichauts, tomates et mozzarella dans une composition sans détour. Le carpaccio di gambero rosso marie la douceur de la gambero rosso à la stracciatella, qu'un trait de citron vert vient réveiller, tandis que le carpaccio di manzo et rucola s'en tient à une élégance plus classique, entre bœuf finement tranché, roquette et copeaux de parmesan.
Les plats poursuivent cette logique de simplicité assumée. Le risotto di mare réunit calamars, moules, gambas, crevettes et Saint-Jacques dans un même geste marin, et les spaghetti all'aragosta, spécialité de la maison, misent tout sur le homard et sur la justesse de la cuisson des pâtes. Le branzino al cartoccio, filet de loup aux herbes aromatiques relevé d'un trait de balsamique, et la tagliata Black Angus, faux-filet accompagné de roquette et de parmesan, complètent une carte qui n'oublie pas non plus les pizzas, fidèles à une tradition qu'on ne réinvente pas mais qu'on honore.
Les desserts du Chef pâtissier résident Cédric Moro referment le repas sur une note tout aussi sincère. La tarte aux fruits frais de saison, garnie de figues en cette période, précède une panna cotta aux fruits rouges parfumée à la vanille de Madagascar, puis des bombolini généreusement garnis, servis avec chantilly et sauce au chocolat Valrhona. Le tiramisu, lui, ne pouvait manquer, comme un rappel que certaines évidences n'ont pas besoin d'être réinventées pour convaincre.
Entre héritage londonien, racines italiennes et lumière cannoise, Scalini, sur la Croisette, c’est une adresse qui lui ressemble : sincère, vivante et sans artifice.
Scalini Cannes
JW Marriott Cannes
50, Boulevard de la Croisette
06400Cannes
Tel : +33 4 92 99 70 92
Carte : entrées de 19 € à 42 €, plats de 28 € à 75 €, desserts de 19 € à 22 €
Horaires : 11h30 à 23 h
Fermeture hebdo : ouvert tljrs





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