Saint-Jean-Cap-Ferrat : Zénitude, convivialité et gourmandise au Royal-Riviera
- 17 juil.
- 3 min de lecture

Depuis plus d’un siècle, l’hôtel Royal-Riviera s’est imposé comme une alternative de caractère dans la cour des grandes adresses de la Côte d’Azur. Palace intime au luxe discret, classique dans son âme mais contemporain dans son allure, il cultive une atmosphère élégante, presque chaleureuse, où l’on se sent immédiatement accueilli.
Cette convivialité tient beaucoup à la personnalité de son directeur général, Bruno Mercadal, qui veille sur la maison depuis 2002, épaulé par son adjoint Éric Perbet, fidèle depuis vingt-cinq ans. Terrasses baignées de soleil, plage de sable, piscine à débordement, tout semble pensé comme un cadeau offert du réveil jusqu’aux heures tardives de la nuit.
Le grand salon mêle influences Art déco et accents néo-helléniques, plongeant sur le jardin méditerranéen redessiné par Jean Mus et sur l’immensité bleue de la mer. L’hôtel, récemment rafraîchi jusque dans les chambres et leurs salles de bain, révèle un souci du détail constant. Harmonie de couleurs du Sud, lumière du matin, balcon ouvert sur l’horizon, chaque élément a été imaginé pour transformer un séjour en souvenir précieux, une irrésistible envie de revenir.

Côté restauration, le chef Geoffroy Szamburski et le chef pâtissier Lucas Simoncini composent un duo complice, formé auprès de Marcel Ravin, doublement étoilé au Blue Bay du Monte-Carlo Bay et étoilé au restaurant Elsa du Monte-Carlo Beach. Avec eux, la promesse du régal est tenue.
Le Jasmin Grill & Lounge propose une cuisine décontractée et voyageuse dans une atmosphère conviviale, face à la baie des Fourmis. On vous en reparle très vite.
Côté fine gastronomie, le bonheur est sur la terrasse de La Table du Royal, dont la vue embrasse la Méditerranée.
Geoffroy Szamburski y concocte des mets délicats et inventifs, élaborés à partir de produits frais, la plupart de saison et locaux.

Lors de mon dîner, Grégory Vergnes et son équipe nous ont servi une pissaladière à croquer, avant qu'un tartare de gamberoni de San Remo, escorté d'oxalis et de citron d'Èze, ne rappelle combien la frontière transalpine nourrit aussi les tables azuréennes. Loup, daurade et autres poissons de pêche locale étaient présentés en plateau, quand la langoustine d'Arnaud Allari, associée au céleri, à l'oseille et à un lait de crustacé, révèlait la patte du chef sur les produits de la mer. La volaille Terre de Toine, sublimée par le maïs, la coriandre et un jus de poulet rôti, refermait la partie salée sur une note généreuse.
Parmi les plaisirs sucrés que Lucas Simoncini maîtrise avec passion, un blanc manger à la Chartreuse, mûre et myrtille, rafraîchi d'une crème glacée lactée, précèdait un chocolat de la maison Duplanteur décliné en chaud-froid, final tout en gourmandise.
À l'écart de l'agitation de Nice, le Royal-Riviera est magique. Son personnel est aussi chaleureux que professionnel. Sa gastronomie ensoleille les palais jusqu'à La Table du Chef, sa zénitude règne sur ses jardins azuréens, sa vue sur la mer, toujours présente, est une invitation à une évasion dans une sérénité sans égal.
La Table du Royal au Royal Riviera
3, avenue Jean Monnet
06230 Saint-Jean-Cap-Ferrat
Tél. 04 93 76 31 00
Menus : 130, 170, 190 €.
Carte : entrées 45 €, plats 65 € et dessert28 €.
Horaires : 19 h 30 à 22 h
Fermeture hebdo : mardi et mercredi. Ouverture saisonnière d’avril à octobre.
Site : www.royal-riviera.com











































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